La jouissance quand on atteint un niveau jusque là inconnu

Petit message de fin d’année pour essayer de toucher du doigt la jouissance que l’on peut ressentir quand on atteint un niveau que l’on n’a encore jamais atteint.

Quel que soit son niveau, il y a des jours où on touche la grâce et où on réussit tout ce que l’on tente…Quel sensation de plénitude alors…

Et je suis sur que tout le monde se souvient d’une rencontre ou d’un match exceptionnel.

Pour moi, c’était il y a 16 ans, une rencontre où j’avais mis 3/0 à un 25 et deux 30 en étant en transe du début à la fin. Ca ne m’est plus jamais arrivé…

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L’important c’est de rester modeste. Et de profiter de ces instants pour pouvoir les répéter…

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Il m’est arrivé la même chose à un critérium que j’ai gagné.

C’était un matin hivernal. Une heure de route, j’ai roulé, pour arriver dans un gymnase où je me demande si je ne rêve pas encore dans un lit où je serai bien au chaud, tout cela pour jouer un critérium… Coefficient élevé, faut pas faire l’idiot si je veux au moins conserver mon classement.

Alors j’attaque la poule de qualification avec deux défaites sur trois matchs dont une contre. J’avais une sorte de boule au ventre, la tête dans le pâté et les mains encore engourdies par le froid. Je suis repêché contre toute attente. C’est idiot mais ça me rend euphorique comme un cadeau tombé du ciel. Alors comme si j’étais délivré de tout enjeu, je gagne tout : la grande baraka, tout qui passe, et plus ça passait plus je tentais des choses gagnantes. En fait, je ne me posais même plus de questions.

Je n’ai malheureusement pas revécu ce genre d’expérience hormis peut être sur un match de grosse perf.

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La pratique sportive libère des endorphines, molécule du bonheur…

Quand on est sur un nuage à la table, c’est la déferlante d’endorphines…

Ça m’est aussi arrivé mais ce que j’aimerais bien savoir c’est, qu’est-ce qui fait qu’on a cette réussite ces jours là ? Je mettais ça sur le compte d’un nouveau matériel et quelques rencontres plus tard tu te gauffres complètement tu n’arrives plus à rien avec la fameuse raquette et tu te lancés à nouveau dans la recherche du graal

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Je crois qu’il y a juste des jours, sans qu’il n’y ait forcément de raisons, où ton jeu se met parfaitement en place, où les sensations sont dingues…

Moi je ne m’explique pas pourquoi certains jours je joue particulièrement bien (par rapport à mon niveau moyen), tout comme parfois je peux jouer horriblement mal sans raisons objectives.

Notre sport est assez spécifique, il se joue avec une petite raquette et une petite balle sur une petite table, les sensations sont donc très importantes…

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Cela m est arrivé en vétéran v2 en 2012 je perd en poule contre le plus fort et ensuite je gagne tout le monde jusqu en final ou je bat le joueur perdu en poule et je me retrouve champion du var v2 2012 ce jour là tout me réussissait

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Cet état s’appelle le flow ou la zone (il y a d’autres sujets sur le forum qui en parlent). Quand on a connu cet état une fois, cela devient une quête! Certains coachs ont des méthodes pour y parvenir, mais objectivement c’est un état très difficile à atteindre volontairement, le plus souvent ça vient quand on ne s’y attend pas! Par contre c’est vrai qu’il y a des stratégies, des états d’esprit qui le favorisent, mais aussi des états d’esprit qui l’empêchent complètement.
Pour moi un de ces moments des plus mémorables, c’était aussi il y a 15-16 ans, où je suis rentré dans cet état sur un n°400 et où j’ai failli passer à la belle : je menais 10-8 à la belle, j’avais les services et ce qui m’a sorti de cette transe, c’est juste mon discours interne. A ce moment là je me suis dit : " faut pas que je me rate, faut pas que je loupe mes services", et la peur de perdre qui s’est alors insinuée sournoisement. Mon adversaire a dû le ressentir aussitôt, j’ai joué petit bras et il en a profité. A l’époque j’étais 18, ça lui aurait fait une sacré contre! Mais ça reste pour moi un match mémorable car j’y étais presque, j’ai fait des points incroyables! Ce n’est que récemment que j’ai compris ce qui s’était passé ce jour là et ce match aura largement participé à ma recherche personnelle sur le flow.

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Les expressions « ne faut pas que » sont généralement contre productives, et je dirais même toutes les formules négatives. Si je dis « ne pense pas à un cheval », forcément que j’y pense du coup.

Et je me demande même si parfois trop de réflexion ne l’est pas aussi.

En tout cas, dommage pour la perf !

C’est pas tellement la reflexion qui pose problème mais le doute qui peut parfois en découler et nous faire déjouer.

Même en transe, je n’ai jamais fait mieux qu’un set par ci par là sur des numéros, même quand je jouais 17…

:joy: :joy:

Dans ces cas là l’impression que Ma Long m’habite! :joy: :joy:

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